Un geste qui fait polémique. Jordan Bardella, président du Rassemblement National, a décidé de renoncer à son intervention à la Conférence d’Action Politique Conservatrice (CPAC), organisée aux États-Unis. Cette décision fait suite à un geste de Steve Bannon, ancien conseiller de Donald Trump, jugé comme une référence explicite à l’idéologie fasciste.
Un retrait immédiat
Attendu ce vendredi à Washington pour s’exprimer lors de la grand-messe des conservateurs américains, Jordan Bardella a brusquement annulé sa venue. “Un des orateurs s’est livré à une provocation inacceptable en adoptant un geste renvoyant à une idéologie que nous combattons. En conséquence, j’ai immédiatement décidé de ne pas intervenir à cet événement”, a-t-il déclaré dans un communiqué.
Selon son entourage, l’eurodéputé faisait référence à Steve Bannon, figure controversée de la droite radicale américaine, qui a déjà tenté par le passé d’unir les mouvements nationalistes européens. En 2018, il avait notamment été invité à s’exprimer lors d’un congrès du Front national, devenu depuis Rassemblement National.
Une provocation qui s’inscrit dans un contexte tendu
Ce geste, assimilé à une référence aux symboles du régime nazi, intervient dans un climat politique déjà électrique. Il fait notamment écho à une polémique similaire ayant impliqué Elon Musk un mois plus tôt. L’utilisation croissante de ce type de provocations par certains courants d’extrême droite pose la question de leur impact sur le paysage politique international.
Alors que Donald Trump se trouve déjà sous le feu des critiques, cette nouvelle controverse pourrait fragiliser davantage sa position à l’approche des échéances électorales. Si Steve Bannon demeure une figure influente parmi les cercles ultra-conservateurs, ses prises de position répétées et ses provocations risquent d’alimenter encore davantage les divisions au sein du camp républicain et au-delà.