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Les députés votent en commission la suppression des Zones à faibles émissions

Un tournant majeur dans la politique environnementale française s’est dessiné mercredi avec l’adoption, en commission, d’un amendement supprimant les Zones à Faibles Émissions (ZFE). Cette décision, prise dans le cadre de l’examen du projet de loi de “simplification”, marque un coup d’arrêt potentiel à ces dispositifs instaurés pour limiter la circulation des véhicules les plus polluants.

Ce vote a réuni une coalition d’élus issus de différents horizons politiques. Des députés Les Républicains et du Rassemblement National ont défendu l’abandon des ZFE, soutenus par certaines voix du groupe macroniste, d’Horizons et des indépendants de Liot. Plusieurs élus de gauche se sont abstenus lors du scrutin public, où chaque parlementaire a été appelé à se prononcer.

Une mesure contestée

Les ZFE, mises en place à partir de 2019 dans le cadre de la Loi d’orientation des mobilités et renforcées par la Loi Climat de 2021, visent à réduire la pollution atmosphérique en limitant l’accès aux véhicules les plus émissifs dans certaines agglomérations. Si ces zones sont déjà largement répandues en Europe, elles font l’objet de vives critiques en France, notamment de la part de certains élus qui les jugent discriminatoires pour les foyers les plus modestes, souvent contraints d’utiliser des véhicules anciens.

La suppression des ZFE doit encore être examinée par l’Assemblée nationale lors d’un vote prévu le 7 avril. En cas d’adoption, le texte sera ensuite soumis au Sénat, où il pourrait être amendé ou rejeté. Cette décision pourrait modifier en profondeur les politiques publiques liées à la qualité de l’air et au développement des mobilités durables dans les années à venir.