À un mois et demi du congrès des Républicains, qui désignera le futur président du parti, Laurent Wauquiez affiche un optimisme à toute épreuve. Samedi, lors d’un meeting au Puy-en-Velay, son bastion historique, il a réaffirmé sa certitude de l’emporter, malgré les sondages qui le donnent en retrait face à Bruno Retailleau. Devant un parterre de 500 sympathisants, entouré de sa famille, il a insisté sur son ancrage local et la dynamique qu’il sent monter en sa faveur.
Une progression sur le terrain
Malgré le soutien des principales figures du parti à son adversaire, Laurent Wauquiez met en avant une progression significative du nombre d’adhérents dans son département. « En un mois et demi, nous sommes passés de 200 à 1.400 membres », s’est-il félicité, espérant atteindre les 2.000 d’ici peu. Cette base militante, essentielle pour l’élection interne, pourrait jouer un rôle décisif dans la compétition qui se profile.
Un candidat combatif
Face aux critiques qui lui prêtent une tendance à éviter les confrontations difficiles, le député de Haute-Loire rétorque en se présentant comme un combattant : « Je suis persuadé que je vais gagner. Je ne suis pas venu ici pour me rassurer, mais parce que je sens que la tendance s’inverse. » Il n’hésite pas à comparer la situation actuelle à celle de 1995, où Jacques Chirac avait su renverser les pronostics défavorables contre Édouard Balladur.
Une campagne de terrain face à un rival accaparé
Selon lui, son adversaire Bruno Retailleau, en charge du ministère de l’Intérieur, ne pourra pas consacrer le temps nécessaire à la direction du parti. « Nos militants veulent quelqu’un qui s’occupe réellement du mouvement, pas un ministre déjà absorbé par ses fonctions », insiste-t-il.
S’il concède que cette campagne l’a poussé à se dévoiler davantage, il y voit une opportunité : « Cela me permet de montrer une autre facette de ma personnalité, de sortir des discours trop formatés. »
D’ici le 17 avril, date limite pour prendre sa carte et voter au congrès, Laurent Wauquiez entend poursuivre sa campagne intensive, avec un rythme de sept meetings par semaine, convaincu que la victoire est encore à sa portée.