Menu

On vous dit l'essentiel

Municipales 2026 : Le PS tape sur LFI pour barrer la route du second tour

À quelques jours du premier tour des municipales, le Parti socialiste déploie une offensive ciblée contre La France Insoumise, dans le but de limiter sa progression et de maximiser ses propres chances de victoire. L’objectif : empêcher les listes insoumises d’atteindre le second tour et éviter des alliances jugées compliquées avec Jean‑Luc Mélenchon et son mouvement.

Une gauche en pleine tension

Les critiques sont venues principalement d’Olivier Faure, premier secrétaire du PS, qui a dénoncé dans un entretien au Parisien la stratégie de La France Insoumise, qu’il qualifie d’« illusoire » et susceptible de nuire à l’ensemble de la gauche. Faure a pointé du doigt certaines dérives du leader insoumis, tout en précisant que ces critiques ne visaient pas les électeurs qui suivent sincèrement le mouvement. Il les encourage plutôt à se tourner vers les candidats socialistes, « qui défendent la justice sans renier nos valeurs ».

Dans cette campagne, le PS vise clairement à maintenir LFI sous la barre symbolique des 10 % nécessaires pour se maintenir au second tour. Un objectif stratégique pour éviter que les socialistes ne se retrouvent contraints à des alliances avec un mouvement jugé « radioactif » pour une partie de l’électorat de gauche.

Appel au « vote utile »

Le député Jérôme Guedj a insisté sur Radio J pour que les électeurs de gauche optent pour des listes non-insoumises dès le 15 mars, afin de renforcer les chances des socialistes au second tour. François Hollande, de son côté, a prévenu que tout rapprochement avec LFI constituerait une « compromission » difficilement acceptable pour certains électeurs socialistes.

Des situations locales à risque

À Paris, selon un sondage Elabe/Berger-Levrault pour BFMTV, Le Figaro et La Tribune Dimanche, Emmanuel Grégoire, candidat socialiste, pourrait l’emporter face à la candidate LR Rachida Dati dans la plupart des scénarios, sauf en cas de triangulaire avec Sophia Chikirou (LFI).

À Marseille, la situation est plus incertaine. Benoît Payan, maire sortant soutenu par le PS, est donné au coude à coude avec le RN, et sa victoire pourrait être compromise si Sébastien Delogu (LFI), crédité d’environ 14 %, maintient sa liste. Refusant toute fusion, Payan appelle l’Insoumis à se désister pour éviter un basculement de la ville à l’extrême droite, demande restée pour l’instant sans réponse.