Ségolène Royal sera bien de retour dans la bataille présidentielle. L’ancienne candidate de la gauche à l’élection de 2007 a officialisé, ce vendredi, sa volonté de briguer l’investiture du Parti socialiste en vue de l’élection présidentielle de 2027. Elle entend participer à la primaire organisée par les socialistes à l’automne.
Dans un message publié sur les réseaux sociaux, l’ex-ministre explique avoir pris sa décision à l’issue de nombreux échanges avec des élus, des responsables associatifs, des chefs d’entreprise et des citoyens. Elle affirme vouloir répondre à une attente exprimée sur le terrain et se présente comme une candidate guidée par le sens de l’intérêt général plutôt que par une ambition personnelle.
Ségolène Royal justifie également son retour par le contexte politique actuel, marqué selon elle par la progression de l’extrême droite. Elle estime qu’il est de sa responsabilité de s’engager afin de proposer une alternative et d’éviter qu’une candidate issue de ce courant politique ne puisse accéder à la présidence de la République.
Cette annonce intervient au lendemain de la décision des militants socialistes de retenir le principe d’une primaire réservée aux adhérents du PS ainsi qu’aux formations alliées appartenant au pôle socialiste. Le scrutin, prévu en octobre, doit permettre de désigner le candidat qui portera les couleurs de cette famille politique lors de l’élection présidentielle.
Pour convaincre les militants, Ségolène Royal met en avant plusieurs axes programmatiques. Elle promet notamment des mesures en faveur du pouvoir d’achat, une accélération de la transition écologique, un soutien accru aux petites et moyennes entreprises face aux enjeux énergétiques, le renforcement de l’autorité de l’État, en particulier pour lutter contre les violences faites aux enfants, ainsi qu’un retour d’une diplomatie française influente sur la scène internationale.
Afin d’incarner cette ligne politique, l’ancienne ministre reprend deux thèmes qui ont déjà marqué son parcours : la recherche d’un « ordre juste » et la volonté d’offrir aux Français une image d’apaisement, qu’elle résume par l’expression « la France tranquille ».
Cette candidature ne constitue toutefois pas une surprise. Dès l’été 2025, Ségolène Royal avait indiqué qu’elle souhaitait participer à une procédure de désignation de la gauche ou du Parti socialiste en vue de 2027. L’organisation de cette primaire lui offre désormais un cadre officiel pour tenter de retrouver un rôle de premier plan sur la scène politique nationale.