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Le maire de Lyon démet son adjointe à la culture de ses fonctions

Dans une décision qui secoue le paysage politique lyonnais, le maire écologiste de Lyon, Grégory Doucet, a révoqué son adjointe à la culture, Nathalie Perrin-Gilbert, suite à des désaccords politiques persistants. Cette démission intervient après une série de conflits qui ont mis en lumière les fissures au sein de la majorité municipale.

La rupture entre Doucet et Perrin-Gilbert remonte à septembre dernier lorsque cette dernière avait menacé de démissionner si la municipalité procédait à la vente du musée Guimet de Lyon. Huit mois plus tard, c’est le maire Grégory Doucet qui a pris l’initiative de retirer les délégations de son adjointe, la qualifiant de rupture de confiance.

Les tensions se sont exacerbées la semaine dernière lorsque l’adjointe à la culture a partagé avec la presse ses échanges avec le maire, révélant ainsi les dissensions internes. Selon la ville de Lyon, Perrin-Gilbert aurait agi de manière individualiste, compromettant ainsi l’unité de la majorité et le bon fonctionnement de l’administration communale.

Ces tensions politiques ne sont pas nouvelles. Perrin-Gilbert avait récemment annoncé son intention de ne pas s’allier avec les Verts lors des prochaines élections municipales, exprimant ainsi son manque de confiance envers le parti écologiste pour gérer la ville dans l’intérêt général et le bien commun.

L’accord conclu lors du second tour des élections municipales de 2020 entre Perrin-Gilbert, les écologistes et les socialistes semble pourtant maintenu, du moins selon la municipalité. Cette dernière précise que la décision de révoquer Perrin-Gilbert est une affaire personnelle et ne remet pas en question l’accord politique établi.

En réaction à cette démission, deux membres du groupe de Perrin-Gilbert, Laurent Bosetti et Aurélie Gries, ont annoncé leur départ après que cette dernière a participé à un meeting de Raphaël Glucksmann à Villeurbanne le 1er mai dernier.

Cette décision radicale de Grégory Doucet pourrait avoir des répercussions significatives sur la dynamique politique de Lyon et met en lumière les défis de gouvernance auxquels font face les coalitions municipales dans le contexte d’une diversité idéologique croissante.