Jean-Marc Governatori, vice-président de la Métropole Nice Côte d’Azur et coprésident d’Écologie au centre, appelle Emmanuel Macron à quitter ses fonctions le 4 octobre prochain. Selon lui, une démission du chef de l’État permettrait d’avancer le calendrier présidentiel et de donner rapidement aux Français l’occasion de définir une nouvelle orientation politique pour le pays.
Dans une prise de position particulièrement offensive, l’élu niçois estime que la France ne peut, selon lui, attendre le printemps 2027 pour retourner aux urnes. Il dresse le constat d’une accumulation de difficultés, citant notamment les finances publiques, le pouvoir d’achat, la situation des entreprises, les hôpitaux, les prisons et la protection de l’enfance.
Pour Jean-Marc Governatori, cette succession de crises justifie l’organisation anticipée d’une élection présidentielle. Son scénario repose sur une démission d’Emmanuel Macron le 4 octobre. La présidence de la République serait alors assurée par intérim par le président du Sénat, conformément aux règles constitutionnelles applicables en cas de vacance de la fonction présidentielle.
L’élu rappelle que des précédents existent dans l’histoire de la Ve République. Une élection présidentielle anticipée avait ainsi été organisée après la démission du général de Gaulle en 1969, puis après le décès de Georges Pompidou en 1974.
Un calendrier électoral à revoir
En l’absence de vacance de la présidence, le prochain scrutin présidentiel doit se tenir dans le cadre prévu par la Constitution. Jean-Marc Governatori considère toutefois qu’une présidentielle organisée plus tôt permettrait, selon lui, de clarifier plus rapidement les choix proposés aux électeurs.
Il avance ainsi l’hypothèse d’un premier tour en novembre 2026, suivi d’élections législatives en janvier 2027. Une telle séquence permettrait, à ses yeux, de disposer d’une nouvelle majorité et d’un exécutif issu d’un vote populaire avant la fin du mandat présidentiel actuel.
Governatori justifie également son calendrier par la situation politique. Il estime que les principaux candidats sont désormais identifiés et que la primaire socialiste, dont il situe l’issue au 17 octobre, ne constituerait plus un obstacle à l’organisation d’un scrutin présidentiel à brève échéance.
« Un cap clair décidé par les Français »
Au-delà de la seule question du calendrier électoral, l’élu niçois présente cette proposition comme une réponse à une période qu’il juge particulièrement incertaine, sur le plan national comme international.
« Il est urgentissime que notre pays ait un cap clair décidé par les Français », estime-t-il en substance, appelant à ne pas attendre les élections législatives prévues en 2027 pour engager de nouvelles orientations.
Son message s’adresse directement au chef de l’État. Jean-Marc Governatori invite Emmanuel Macron à provoquer lui-même cette vacance présidentielle et à faire du 4 octobre, date anniversaire de la Constitution de 1958, une journée symbolique de changement politique.
Cette proposition intervient alors que le calendrier institutionnel normal conduit à une élection présidentielle au printemps 2027. Son scénario suppose donc une décision volontaire du président de la République, suivie de l’application des règles constitutionnelles encadrant la vacance de la présidence et l’organisation d’un nouveau scrutin.